Participez au prix Lignes d’horizons

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Encore un prix me direz-vous ! C’est vrai, il en existe déjà beaucoup mais qui récompensent souvent les mêmes titres titres et les mêmes éditeurs. Pourquoi ne pas tenter de sortir des sentiers battus et partir à la rencontre d’autres aventures, du côté des “petits éditeurs“. Petits parce que bien sûr on les voit rarement circuler sur les larges autoroutes médiatiques mais leur travail n’en est pas moins réel : ils défrichent, ils découvrent, ils osent. Grâce à eux, notre paysage littéraire est riche, varié, plein de creux et de bosses, de surprises. Imaginez si nous n’avions qu’une vaste et morne plaine à contempler…

 

5 romans vous sont proposés :

Vers le nord de Jean-Paul CHABRIER, l’Escampette éditions (86300 Chauvigny)

Le secret de Caspar Jacobi d’Alberto ONGARO, éditions Anacharsis (31000 Toulouse)

La walkyrie et le professeur de Michel ARRIVE, éditions Champ Vallon (01420 Seyssel)

Le sang des âmes de Théo HAKOLA, éditions Intervalles (75008 Paris)

Le saut de l’ombre de Mercé IBARZ, éditions Tinta Blava (63270 Saint-Maurice-es-Allier)

 

Devenir juré est d’une grande simplicité : il suffit de vous inscrire dès maintenant auprès de la librairie Lignes d’horizons, de lire les 5 ouvrages (des exemplaires gratuits sont à votre disposition à la librairie mais vous pouvez aussi les acheter…) et de remplir un bulletin de vote.

Le prix sera remis le samedi 8 novembre après une rencontre-débat entre les éditeurs et auteurs invités et les membres du jury. Les discussions pourront se poursuivre autour d’un buffet… les nourritures terrestres ne seront pas oubliées !

Le choix du Café des lecteurs

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ROMANS

crimes-au-bord-de-leau.jpgKerstin EKMAN - Crimes au bord de l’eau - Actes Sud Babel

A presque 20 ans d’intervalle, 2 crimes ont été commis au bord d’un lac magnifique, tout au nord de la Suède. Coïncidence ? Malédiction ? Vengeance tardive ? De non-dits en souçons, l’enquête sur le crime initial - 2 jeunes touristes sauvagement assassinés dans leur tente par une belle nuit dela Saint-Jean - a piétiné pendant 18 ans, énigme irrésolue dont le mystère attirait les touristes… Construit sur le mode du thriller, Crimes au bord de l’eau est avant tout un roman très charnel qui met en scène des individus et un milieu. Ce milieu, c’est la nature dont Kerstin Ekman célèbre passionnément la magie et la sensualité.

 

verre-casse.jpgAlain MABANCKOU - Verre cassé - Points Seuil

Verre cassé ou les portraits pittoresques des clients d’un bar congolais. A. Mabanckou livre dans ce 5ème roman l’histoire “très horrifique” du Crédit a voyagé, un bar malfamé de Brazzaville. Verre cassé, l’un de ses clients les plus assidus, s’est vu confié une mission très spéciale par le propriétaire. Il doit immortaliser dans un cahier les aventures fantastiques de la troupe d’éclopés qui fréquente son établissement. Un hommage à la lecture jubilatoire !

 

le-parapluie.jpgKalman MIKSZATH - Le parapluie de Saint Pierre - éditions Viviane Hamy

Suspense, humour, dépaysement, voyages dans les contrées magyares, slovaques et roumaines vous attendent. Très vite, vous êtes séduits et emportés par ce joli conte : vous suivez le voyage du petit parapluie rouge pas à pas, curieux de savoir jusqu’où il va aller, dans quelle famille il va atterrir et ce qu’il va leur apporter à chaque fois. Parallèlement, vous suivez Gyuri Wibra, héros picaresque, dans ses péripéties pour retrouver son parapluie. Un véritable trésor apparemment car ce simple parapluie protège une orpheline de la pleurésie, réveille un mort, prévient la ruine d’un curé, sauve un village de l’abandon et un vieux garçon du célibat !

 

journal-de-yael.jpgMarianne RUBINSTEIN - Le journal de Yaël Koppman - éditions Sabine Wespieser

Si Yaël Koppman n’avait pas croisé, à la faveur de ses travaux universitaires, la figure de John Maynard Keynes, sa vie serait probablement restée ce qu’avec un brin de complaisance et beaucoup de dérision elle dépeint sans son journal intime : celle d’une trentenaire désoeuvrée, cultivant une relation conflictuelle avec sa mère, vivant en colocation avec son meilleur ami, collectionnant les hommes et s’en remettant en général à sa brillante cousine, Clara, éditrice de son métier. Quand cette dernière lui suggère de se désennuyer en écrivant de la “chick lit”, de la littérature de poulette, Yaël est piquée au vif : elle écrira, oui, mais sur la filleule de Keynes, qui était aussi la nièce de Virginia Woolf, son écrivain préféré.

 

arrive.jpgMichel ARRIVE - Une très vieille petite fille - éditions Champ Vallon

Une très vieille dame, Geneviève Briand-Lemercier ? C’est ce que l’état-civil indique : 91 ans. Mais en même temps une toute petite fille. Elle ne résiste à aucune tentation de consommation et se trouve réduite, chaque fin de mois, à vendre chez Gibert quelques-uns de ses livres. Et elle suit toujours à la lettre la consigne, donnée par son père il y a trois quarts de siècle, d’écrire chaque jour quelques lignes de son journal. Et pourtant, depuis quelques mois, l’angoisse est là, de jour en jour plus aiguë. Madame Bertrand, la prestigieuse professeur dont elle paie à prix d’or les leçons de graphologie et d’astrologie transcendantale, lui donne la consigne inverse : ne plus écrire et même “désécrire” ce qu’elle a précédemment écrit. C’est que, elle le sait avec la certitude authentiquement scientifique de la graphologie et de l’astrologie, le poids de ces écrits est un obstacle à la longévité de Geneviève. Il est même étonnant qu’elle ait malgré eux atteint un âge aussi avancé. Pour continuer à vivre, pour égaler et surpasser le record encore imbattu de Jeanne Calment, voire pour atteindre l’immortalité, il faut “désécrire”.

 

pascal-garnier.jpgPascal GARNIER - Comment va la douleur ? - Livre de poche

L’univers de Pascal Garnier nous envoûte avec des histoires plutôt simples, des personnages a priori ordinaires et malmenés par la vie, des mots familiers et des silences qui le sont encore plus. Ainsi Bernard, crétin solaire qui pose sur le monde un doux regard écarquillé. C’est ce qui séduit Simon, tueur à gages au bout du rouleau. Bernard sera son chauffeur pour sa dernière mission… Avec affection, on range les romans de Pascal Garnier au panthéon de nos auteurs d’atmosphère. Entre tendresse et cynisme, réalisme et humour désenchanté. Dans Comment va la douleur ? on retrouve cette façon si singulière et si attachante qui comme un miracle réjouit le coeur et fait du bien à l’âme. A lire aussi La théorie du Panda, éditions Zulma.

 

traversee-de-lhudson.jpgPeter Stephen JUNGK - La traversée de l’Hudson - éditions Jacqueline Chambon

Bloqué par un embouteillage sur un pont au-dessus de l’Hudson, Gustav, tout en subissant les bavardages et les remarques acerbes de sa mère (une de ces irrésistibles mères juives à la Woody Allen), revient sur son mariage avec une juive intégriste, sur Vienne qu’il a quittée pour l’Amérique et surtout sur son père, écrivain célébre et parent délicieux. Mais en se penchant sur le fleuve, n’est-ce pas justement le corps de son père devenu gigantesque qu’il voit flotter sur les eaux ?

 

bauchau.jpgHenry BAUCHAU - Le boulevard périphérique - éditions Actes Sud

Paris, 1980. Alors qu’il “accompagne” sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse. Au début de la guerre, cet homme l’a initié à l’escalade et au dépassement de la peur, avant d’entrer dans la Résistance puis, capturé par un officier nazi - le colonel Shadow -, de mourir dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Mais Shadow, à la fin de la guerre, s’est fait connaître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse de Stéphane. Et la réalité contemporaine (l’hôpital, les soignés et les soignants, les visites, l’anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire, tout ce que représentent les quotidiens trajets sur le boulevard périphérique) reçoit de ce passé un écho d’incertitude et pourtant d’espérance… L’ombre portée de la mort en soi, telle est dans doute l’énigme dont Henry Bauchau interroge les manifestations conscientes et inconscientes, dans ce captivant roman qui semble défier les lois de la pesanteur littéraire et affirmer, jusqu’à son ultime mise à nu, l’amour de la vie mystérieusement éveillée à sa condition humaine.

 

Le café des lecteurs prend des vacances…

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Pas de réunion en juillet et août. Rendez-vous en septembre, le jeudi 18, pour évoquer les romans de Bahiyyih Nakhjavani : La sacoche, Les cinq rêves du scribe et La femme qui lisait trop, parus chez Actes Sud.